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Denis Lambert |
Les enfants de Fernand |
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| Josaphat
Georgette |
Comme un million de gens... Je suis né un jour de printemps, j’étais le 4e enfant, d'une famille d'ouvriers... Le 18 avril 1951, tôt le matin, m'a-t-on raconté. Très vite, j'ai aimé dessiner. J'étais plus frêle et délicat que mes frères, je suis devenu un genre d'artiste. J'aimais les études, je voulais apprendre, j'étais curieux. J'ai grandi en écoutant Aznavour, Vigneault, et les Beatles. Mon père chanteur aussi. Anecdote: vers 7 ou 8 ans, j’avais eu le privilège d’aller en ville pour la classique du vendredi soir, faire l’épicerie chez mononcle Irenée. J’étais seul avec p’pa pis m’an. Le bonheur! Sur le chemin du retour, p’pa me passe derrière, un paquet de gommes. J’étais aux anges, quelque chose pour moi seul avec aucun frère ou soeur à l’horizon. Entre Colombe et Jos Bergeron, j’avais mis toutes les gommes dans ma bouche et je mâchais comme Tommy Lasorda en série mondiale. Arrivé à la maison, p’pa me demande, où t’as mis le paquet de gomme? Oups! J’ai passé le reste de la soirée à faire semblant de fouiller dans le char et à essayer de cacher les papiers en espérant qu’il oublie sa maudite gomme. Je suis rentré en cachette et je suis monté directement me coucher. En ‘67, je suis allé 16 fois à l’Expo. Pierrot m’avait donné l’envie de voir le monde. J'aurais aimé me rendre à Woodstock en ‘69. Mais Woodstock s’est rendu à moi, en moi. Autre anecdote: vers 1963-64, on était chez mononcle Lionel qui avait fait venir du Coq Rôti. Pour beaucoup d’entre nous, c’était nouveau, une première. Devant ces repas chauds et complets à 1,55 $, les femmes ont commencé à dire: « à ce prix-là ça vaut pas la peine d’en faire ... » Par la suite, je me souviens d’avoir entendu ma mère répéter cette parole pour des robes, des accessoires, des meubles ... La libération de la femme a donc débuté par le Coq Rôti! J'ai marié Christiane Boivin et on a eu Véronique en '72 et Guillaume en '76. Notre mariage a duré 6 ans. Puis deux de plus... Véronique a eu Alinoë en 1992. J’étais grand-père à 40 ans. Véronique a étudié en histoire et travaille depuis plusieurs années au « Quai des brumes ». Elle écrit aussi de la poésie et tente de devenir scripte humoristique. Guillaume enseigne éthique et religions dans une école secondaire à Ville Lasalle. Alinoë complète ses études à La Malbaie. Au début, je suis devenu évaluateur en immobilier. J'ai exercé cette profession de 1973 à 2004. J'ai complété une autre formation universitaire et j’ai commencé à enseigner les arts en 2002. J’ai grandi et cheminé en arts et, à travers mes ateliers je suis fier d’avoir donné le goût à quelques personnes de continuer. J’ai eu beaucoup de maisons que j’ai rénovées et revendues pour aller plus loin, pour améliorer ma condition. Ma profession d’évaluateur m’a mené au Yukon où j’ai séjourné de 1984 à 1988. Et un an à Victoria en Colombie-Britannique. J’ai pas mal voyagé : la Grèce, la Chine, la Malaisie, la Thaïlande, le Laos, Hawaii, la Suisse, l’Allemagne, etc. J'ai acheté une résidence pour personnes âgées à Danville que je dirige depuis 2008. Maintenant la soixantaine et la retraite me tendent la main, j’en suis à organiser ça d‘une manière convenable. Ma dernière compagne s'appelle Pepina, elle vient de Bulgarie où nous nous sommes rendus à l’été 2010. Elle a une formation en génie civil mais enseigne les sciences au secondaire. Nous sommes aussi allés à Madagascar. C'était mon 6e voyage où je tente d'établir un projet humanitaire. Je rêve de voir le reste du monde. J’aimerais aussi que le reste du monde réalise ses rêves. J’aimerais chanter aussi, dans un groupe ou une chorale. En 2011, je recommence à donner des cours d’arts pour l’Université du Troisième Âge de l’Université de Sherbrooke mais à Montréal où je vis maintenant près de mes enfants et avec mon amoureuse. Je me sens heureux de vivre cette vie qui continue à m’étonner et je sais maintenant que chacun de nous est responsable de son bonheur. La famille est la base de la vie. Félix Leclerc a écrit: le bonheur c’est comme le sucre à la crème, quand tu en veux, tu t’en fais... Merci à vous tous d’être présents dans ma vie. Merci aussi à ceux qui n’y sont plus.
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Pierrot | |||
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