| Accueil | Famille de Josaphat | ||||
![]() |
Gérard Lambert |
Les enfants de Gérard |
|||
| Josaphat
Georgette |
Le troisième enfant et fils aîné de Joséphat et Léontine, Gérard (Gerry pour les intimes, et pour tous les autres d'ailleurs...) est né le 16 septembre 1922. Durant sa tendre enfance, influencé par l'abbé Messier (le frère de Léontine), Gerry envisageait de devenir prêtre, au grand bonheur de sa mère. Mais le destin en a décidé autrement : Léontine meurt en 1934 des suites d'un kyste à l'ovaire, et sa mort entraîne de grands bouleversements pour la famille. Ainsi, dès l'âge de 12 ans, Gerry doit travailler avec son père à la collecte de la crème dans les fermes des environs de Brompton. Quand la laiterie de Brompton (une succursale de la Sherbrooke Pure Milk) ferme ses portes, Jos doit déménager sa famille en ville, c'est-à-dire à Sherbrooke, pour trouver du travail. Gerry, alors âgé de 16 ans, se fait embaucher comme manoeuvre sur le chantier d'agrandissement de l'Hôtel Dieu de Sherbrooke. Pendant toute cette période, un montant sera déduit de sa paye afin que les frais d'hospitalisation de Léontine, qui y a été traitée quelques années plus tôt, soient remboursés. Vers 1940, Gerry s'engage dans l'Air Force. Son passage dans l'armée sera pour lui très marquant, lui permettant d'acquérir une expérience et des connaissances qu'il mettra plus tard à profit. Recruté par le Programme d'entraînement aérien du Commonwealth britannique, qui permet de mettre en place des installations d'entraînement partout au pays et de former plus de 130 000 membres d'équipages aériens pour les alliés pendant la Deuxième Guerre mondiale, Gerry y suit une formation en radiocommunications dans différentes villes du Canada, dont Regina et Halifax. Ces années lui permettront également de parfaire ses connaissances de l'anglais. Heureusement, la guerre a pris fin avant qu'il ne s'embarque pour aller combattre de l'autre bord! Après la guerre, Gerry revient à Sherbrooke et entre à l'emploi de la Panther Rubber, devenue depuis l'American Biltrite, une entreprise qui fabrique des semelles et des talons de caoutchouc, ainsi que des revêtements de sol commerciaux. Il restera fidèle à cette entreprise jusqu'à sa retraite en 1987. Durant ces années, il a su gravir les échelons, passant d'ouvrier, à contremaître, puis au poste de technicien de laboratoire, qu'il a occupé jusqu'à la fin de sa carrière. Son travail le passionnait et lui a permis faire valoir son esprit inventif et son ingéniosité. C'est vers 1945 que Gerry fait la connaissance de celle qui deviendra son épouse. À cette époque, il fréquente une autre jeune fille (Lilianne Bergeron), mais un beau jour où il se rend à la patinoire et que celle-ci ne puisse l'y accompagner, il fait la connaissance d'une excellente patineuse, Pauline Rousseau, avec qui il se lie. Les amoureux se fréquenteront pendant environ un an avant que Gerry demande la main de Pauline à Rose-Aimée et Dollard, les parents de la belle. Ils se marieront le 6 juillet 1946. Offrant aux nouveaux mariés la possibilité d'économiser l'argent nécessaire à la construction d'une maison, les parents de Pauline leur permettent de demeurer chez eux, rue St Michel, pendant les deux premières années de leur mariage (une belle occasion de tester la solidité de leur union...). C'est d'ailleurs là que Pauline donnera naissance à Jacques, le premier enfant du couple, en 1947. Ils auront ensuite trois filles : Chantal en 1953, Jacinthe en 1959 et Josée en 1965. Malheureusement, ils perdront leur aîné le 18 janvier 1957 : Jacques et l'un de ses camarades, alors qu'ils revenaient de la piscine du Séminaire St-Charles, se font happer par un autobus en pleine tempête de neige. Son camarade s'en sortira avec une jambe cassée, mais Jacques meurt sur le coup. Grâce à ses années de service dans l'armée canadienne, Gerry put obtenir un grand lot dans un secteur de Sherbrooke en plein essor, la paroisse Coeur-Immaculé-de-Marie, où il compte s'installer pour fonder sa famille avec Pauline (malgré les critiques de sa belle mère, qui lui reprochait d'emmener sa fille dans un coin perdu; Rose-Aimée a plus tard amèrement regretté de ne pas avoir acheté dans le coin quand elle a constaté l'important développement qu'on y faisait). C'est donc en 1948 que Pauline et Gerry emménagent dans leur première maison, une maison de vétéran, située au 1012, rue Chalifoux. Durant les premières années de mariage du couple, Pauline choisit de ne pas travailler à l'extérieur afin de s'occuper des enfants et de la maison. Pendant une certaine période, la famille accueille un pensionnaire. Pauline offre aussi le gîte et le couvert (dans le garage) aux vagabonds de passage, qui doivent lui promettre d'être partis le lendemain matin pour profiter de sa générosité. Ce n'est que vers la fin des années 1960 que Pauline ira sur le marché du travail, d'abord pendant plusieurs années comme couturière à la Rubin, puis comme commis et assistante-gérante au magasin de vêtements Croteau. Elle prendra sa retraite à la fin des années 1980. Au début des années 1960, le couple et leurs deux filles, Chantal et Jacinthe, déménagent tout près, en fait juste à côté, au 1000, rue Chalifoux dans une nouvelle maison qu'ils ont fait construire sur l'une des parcelles du grand lot de Gerry. C'est aussi à cette époque que Gerry approfondit ses connaissances dans le domaine des télécommunications en suivant des cours par correspondance. Après avoir obtenu les diplômes nécessaires, il lance sa petite entreprise de réparation de radios et de télés. Ainsi, parallèlement à son emploi à la Biltrite, il occupe ses soirées et ses samedis, dans son sous-sol (ou comme le dit sa petite fille Mélanie, dans sa cabane) ou chez ses clients, à trouver des solutions pour remettre ces appareils sur le piton. Sur le plan social, Pauline et Gerry ont aussi une vie bien remplie. Les deux sont membres d'équipes de quilles, Pauline fait partie d'un club de cartes, et Gerry joue au golf. Le samedi soir, c'est à la salle de danse que ça se passe, en compagnie d'amis, mais aussi de frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs. Le couple aime aussi voyager. L'été, ils partent souvent en vacances aux États-Unis, avec ou sans les enfants, et l'hiver, ils vont se faire dorer plus au sud (Floride, Mexique, République dominicaine, Venezuela, etc.). Ces escapades en territoire hispanophone amènent d'ailleurs Gerry à suivre des cours d'espagnol, une langue qu'il adore baragouiner avec les habitants des pays qu'il visite. Le couple a aussi visité le Brésil, la Tunisie et l'Italie. Gerry a perdu sa compagne après 55 ans de mariage. En effet, le 16 janvier 2001, Pauline a été emportée par le cancer. Gerry a vécu en résidence à Montréal quelques années. Il est décédé le 24 août 2017.
|
Jacques | |||
![]() |
|||||