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Josaphat Lambert | ||||
| Josaphat
Georgette |
Nous sommes la famille de Josaphat Lambert. Nous sommes une famille à cause de Josaphat Lambert. Ce site Web nous présentera une histoire de famille. Josaphat Lambert est décédé en 1970, mais la famille continue. Nos enfants, nos petits-enfants vont vouloir un jour connaître cette partie de leurs origines. Alors nous voici. Voici un portrait en 2017 de la famille de Josaphat Lambert. Merci à vous tous qui avez donné des renseignements pour compléter ce portrait de famille. Bonne lecture! Les Lambert – Reculons dans le temps Qui sont les ancêtres de Josaphat? Pouvons-nous retrouver nos racines depuis les débuts de la Nouvelle-France et du Québec? Un de mes amis qui fait de la généalogie (Gabriel Huard) a effectué des recherches. Voici ce qu’il a trouvé. Pour commencer, nos ancêtres s’appelaient Robillard. À la troisième génération des ROBILLARD le nom LAMBERT va apparaître. Autrement dit, si on remonte dans notre lignée en suivant les mariages, on arrive à la famille ROBILLARD. Il y a des Lambert depuis longtemps en Nouvelle-France (par exemple, Eustache Lambert, né en 1688, Jean-Baptiste Lambert, né en 1719, Jean Lambert, arrivé de France et marié en 1740, Pierre-Noel Lambert, né en 1717, Joseph-François Lambert, né en 1727…), mais nous ne descendons pas de ces lignées… Voici notre lignée à nous, sur plus de 300 ans…
Josaphat Lambert et Léontine Messier Josaphat Lambert est né à Saint-Marcel (Saint-Marcel-de-Richelieu, et non Saint-Marcel dans Chaudière-Appalaches) le 17 juillet 1896 (baptisé le 18). Ses parents étaient Napoléon Lambert et Léa-Marie Blain. Josaphat est venu dans la région de Bromptonville à un moment donné. C’est là qu’il a épousé Léontine Messier.
Léontine Messier est née le 14 janvier 1896 (baptisée le 15), à Saint-Marcel de Richelieu. Elle était la fille aînée d’Angélina Messier et de Vertume Messier.
Elle épouse Josaphat Lambert le 2 octobre 1917 à Bromptonville. La famille de Léontine s’installe à Bromptonville en 1909. Vertume Messier sera président de la commission scolaire du canton de Brompton de 1915 à 1921, maire du canton de 1918 à 1927 et préfet du comté de Richmond à la même époque. Angelina a eu 14 enfants en 22 ans. (Source : Lise Messier, Les premiers Messier d’Amérique et une lignée de l’ancêtre Jacques Messier, Sherbrooke, GGC, 1999) Léontine Messier et Josaphat Lambert ont eu dix enfants, mais en ont perdu quatre à la naissance. Voici la liste de leurs enfants :
Léontine est décédée le 16 janvier 1934. Deux jours après son 38e anniversaire de naissance. Josaphat et sa famille Voyons un peu l’histoire de Josaphat et de sa famille. Nous sommes à Bromptonville, dans les années 1930. Note : Si vous lisez une histoire de Bromptonville, vous tomberez sur une famille Lambert, celle d’Onésime Lambert, qui possédait entre autres un hôtel et un magasin de vêtements pour femmes. Mais il n’y a aucun signe de parenté avec la famille de Josaphat… La vie de Josaphat Lambert - souvenirs de Gérard et Marie1 Josaphat avait cinq frères et une sœur : Donat, Lionel, Albert, Raymond, Helena (qui a épousé Jimmy Beaudoin et a vécu aux États-Unis), Tony (qui vivait à Montréal). Pour évoquer l’histoire de Josaphat, faisons appel à la mémoire de Marie, sa fille et de Gérard, son fils (nos conversations ont eu lieu en 2011). Marie se rappelle : « Quand mes parents se sont mariés, ils sont restés dans le Rang 4 à Brompton. Ils étaient là quand je suis venue au monde. Ils ont passé au feu. Après ça on s’est en venus sur la rue de la croix. Vers la côte de glaise. » « Quand on a resté dans le 4, le grand-père Messier restait un peu plus loin. » Elle ajoute : « On est partis de la maison sur la rue de la croix quand maman est décédée. » Comment Josaphat faisait-il vivre sa famille? Pendant un bout de temps, l’hiver il coupait de la glace sur la rivière, pour la vendre. Il mettait ça dans une glacière aussi grande qu’une maison, mais qui n’avait pas de toit. Il mettait du brin de scie par-dessus. Après, il a travaillé à la Sherbrooke Pure Milk. Il ramassait de la crème avec un vieux camion. Gérard se souvient qu’une fois, en ramassant la crème avec son père, il a eu un gros accident… en traversant la rue pour aller chercher un bidon de crème, il a été frappé par une auto qui venait dans l’autre sens. En fait, la poignée de porte de l’auto lui a ouvert la peau du crâne. Il en porte encore la marque. Tante Marie : « On avait une petite crèmerie au coin du village de Brompton. Il y en a qui venait porter leur bidon de crème. » Les enfants de Josaphat sont allés à l’école à Brompton : les filles, chez la Congrégation Notre-Dame. Les gars, chez les Frères du Sacré-Cœur. Tante Marie : « On était costumées. On portait une robe noire avec un collet haut et une petite bande blanche en haut. C’était à côté de l’église Sainte-Praxède… à partir du village on montait la côte de glaise. La grosse roche avec une croix dessus était dans la côte. Les Frères du Sacré-Cœur, eux autres, étaient dans la côte à M. Tremblay. » Josaphat avait un tempérament bouillant parfois. On raconte dans la famille qu’il était allé battre un certain Jos Tremblay. (Mon père disait que ce Jos Tremblay avait parlé contre son propre père). Tante Marie se souvient de l’histoire, mais n’est pas trop sûre de ce que Jos Tremblay avait fait au juste… « Je le sais pas ce qui s’était passé avec Jos Tremblay. On l’a pas su. Mais une bonne journée on monte à Saint-Denis-de-Brompton, papa était réchauffé. Il avait un camion dans ce temps-là. On embarquait dans la boîte. Papa avait été battre Jos Tremblay dans sa maison. Il s’était passé quelque chose… papa a fait deux jours de prison pour ça. » Un jour, se souvient tante Marie, la famille a attrapé la diphtérie. « On a été 40 jours placardés. Mon père couchait pas chez nous. Il allait chercher la commande et laissait ça sur la galerie. Il avait pas le droit d’entrer. Le Dr Boucher est venu tous nous vacciner. Ma mère avait soin de nous autres (c’était donc avant 1934) ». Un autre événement marquant dans l’histoire de la famille est la mort du grand-père Napoléon, sacristain (bedeau) à Saint-Denis de Brompton. Napoléon était descendu à Sherbrooke un Vendredi-Saint chercher les huiles saintes à l’archevêché. Il est mort subitement près du marché de Sherbrooke. Cet événement a tellement frappé les gens qu’on a décidé de fermer le marché le Vendredi Saint. Pendant sa maladie, Léontine Messier a été traitée à l’Hôpital Noël (la « Maison blanche2 » ), l’ancêtre de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Quand elle est décédée, Josaphat avait un gros compte à payer (c’était bien avant l’assurance-maladie). Quelques années plus tard, on met en chantier le nouvel Hôtel-Dieu. On prend sur le chantier, en priorité, ceux qui ont les plus grosses dettes envers l’hôpital. Josaphat et Gérard vont travailler là pour payer la dette de la famille (et Fernand aussi peut-être). Gérard se souvient qu’il a continué à travailler sur le chantier même après que la dette a été payée. Josaphat s’est remarié 14 octobre 1935, soit près de deux ans après la mort de Léontine (janvier 1934). Sa deuxième épouse a vécu 9 mois. Josaphat a six enfants quand il se remarie en 1935. Sa nouvelle épouse, Mme Beaudet, en a quatre. Tante Marie se souvient qu’après la mort de Mme Beaudet, les trois premiers de ses enfants ont été pris en charge par sa famille à elle, les Bouffard. Le dernier, Ferdinand, est resté dans la famille de Josaphat pendant deux ans, pour être adopté ensuite par l’oncle Albert. Josaphat est donc veuf une deuxième fois en 1936. Il va partir pour s’installer à Sherbrooke. Nous avons une photo de Josaphat, prise en janvier 1942, dans un appartement de la 1re avenue. Josaphat ira travailler dans des camps de bûcherons. « Dans ce temps-là on restait sur la 1re Avenue », dit tante Marie. « On a changé souvent d’adresse. » Josaphat déménage souvent avec sa famille à Sherbrooke. Une famille de six enfants avec un piano, ça dérange les voisins, forcément! La famille a connu Willie Lamothe, alors qu’elle habitait sur la rue Conseil. Armand Blain, une connaissance, était un ami de Willie. Josaphat, après la construction de l’Hôtel Dieu a travaillé sur Des Grandes Fourches, à une fabrique de munitions (la famille demeurait alors sur Gillispie). Les enfants partiront de la maison. C’est l’époque où ils se marient. Marguerite, Georgette, Fernand se marient durant cette période. Gérard est à Calgary, dans l’armée. Quand il se retrouve seul, un peu plus tard, Josaphat va vivre chez Marguerite, puis chez Georgette, sur la rue Chalifoux. Mais dans les années 1950 il déménage parce qu’il se marie une nouvelle fois. Josaphat épousera sa troisième femme, Anita, en 1958. Josaphat meurt le 2 novembre 1970, à 74 ans. 1 Conversations avec mon oncle et ma tante, Gérard et Marie, les 30 et 31 décembre 2011. 2 Sur le site Web du CHUS, on dit que l’Hôpital Noël, appelé Maison blanche, a été fondé en 1917. Il est devenu l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke (le site Web dit : en 1922 et 1927). Le nouvel Hôtel-Dieu a ouvert ses portes en 1944.
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