| Accueil | Famille de Josaphat | ||||
![]() |
Marcel Lambert |
Le fils de Marcel |
|||
| Josaphat
Georgette |
Des fois je me pose la question à savoir, qu'est-ce que j'ai appris à mon fils. Qu'est-ce que je lui ai apporté. En bref quel aura été mon rôle dans sa vie ? Et je pense que la vraie réponse à ces questions viendra seulement d'Olivier, mon fils, né en 1983. Il a aujourd'hui 27 ans. Autodidacte, il travaille dans le domaine du montage vidéo et au risque de paraître chauvin je dirais qu'il est un artiste dans son domaine. Moi, je suis né le 22 juin 1957, à la fin du « baby boom ». J'avais déjà en partant 5 frères et une soeur. J'ai travaillé toute ma vie d'adulte dans le domaine de l'imprimerie, donc depuis 33 ans et je pense avoir fait bonne impression. Du moins je l'espère... La famille d'aujourd'hui est très différente de celle de ma génération. Il y a souvent plus de parents que d'enfants, mais je ne pense pas que ça soit quelque chose de négatif. Les enfants d'aujourd'hui n'auront certes pas connu la discipline de notre génération, mais ils auront eu plus l'occasion de s'exprimer. Je vis à Montréal depuis août 2009. La fermeture de l'imprimerie à Magog en 2008, où j'ai travaillé 30 ans 6 mois et 12 jours exactement, m'a permis de faire ce changement très salutaire. Je travaille toujours dans le domaine de l'imprimerie, sur appel au plus trois jours par semaine, ce qui me permet de profiter de tout ce que la grande ville offre coté culturel. Et voilà ce qui m'amène à parler de ce que mes parents m'ont légué comme héritage. C'est, je crois, en premier lieu le souci du travail bien fait, être performant et rentable. Et du côté plus personnel, je dirais une ouverture sur le monde. La culture au sens large, musique, cinéma, les voyages... De Nana Mouskouri à Tex Lecor, de Gilles Vigneault à Wilf Carter, la musique était très présente chez nous. Je me souviens aussi du « Cinéma de 5 h » à la télé. On écoutait un film en soupant. J'ai un souvenir en tête... je suis dans le salon avec mon père et on regarde un film sur la vie de Glen Miller et la « toune » que j'ai retenue de ce film n'est pas « In the mood », mais « Little brown jug », chanson traditionnelle qu'il avait entendue en passant devant une église. Chez nous, il y avait toujours quelque chose à lire. L'exemple des parents c'est contagieux... Je ne pense pas à la retraite, beaucoup trop jeune, je ne suis même pas grand père...
|
||||
![]() |
|||||