Léo Lambert

Léo travaille dans une « shop de bijoux » à Sherbrooke en 1950. Jeannine Vermette aussi. Une relation amoureuse se développe entre les deux collègues, qui décident de se marier.

Jeannine vient de Rock-Forest, Léo vit avec sa famille à Sherbrooke.

Mais le mariage doit attendre, parce que Jeannine a attrapé une pleurésie.

Finalement, en juillet 1951, ils font le grand saut, après deux années de fréquentations. Ils ont tous deux 22 ans.

Ils continuent de travailler à la « shop de nijoux », mais Léo s’intéresse à une annonce du Hovey Manor de North-Hatley qui demande un couple. Il persuade Jeannine de le suivre. Les voilà partis vers l’aventure. Léo s’occupe du bar, Jeannine, de la salle à manger.

Mais dans cet hôtel huppé, pas question de servir plusieurs assiettes à la fois sur un plateau. C’est un client à la fois, s’il-vous-plaît. Résultat : la serveuse a mal aux pieds. Au bout d’une saison, Jeannine demande à Léo de retourner à Sherbrooke.

Au printemps les voilà revenus en ville.

Jeannine va s’embaucher chez Dominion. Enfin, elle va travailler pour Tif, qui deviendra Dominion, qui deviendra Provigo. Elle travaillera 28 ans pour cet employeur qui change de nom de temps à autre.

Léo, lui, devient poseur de tapis à son compte. Il travaille avec son beau- frère Jean-Paul. Il devient ensuite vendeur de meubles à la Grange à Pierre, puis vendeur d’autos chez Brouillette.

On n’a pas encore parlé de golf, me direz-vous. On y arrive.

Les vendeurs d’auto avaient formé un syndicat… et Léo semble-t-il n’aimait pas les syndicats.

Paul Brouillard avait un club de golf et il a donc demandé Léo de travailler là.

Léo a travaillé 25 ans pour Paul Brouillard, en grande partie sur ses terrains de golf (il en avait deux).

Léo et Jeannine ont été mariés pendant 57 ans. Jeannine se souvient entre autres de leurs nombreux voyages aux États-Unis, notamment avec Fernand et Gerry, Diane et Pauline.

Léo ayant une peur bleue de l’avion, Jeannine est allée seule en Europe et au Mexique.

Léo et Jeannine ont demeuré longtemps avec les parents de Jeannine, avant de s’acheter une maison sur la rue Kennedy, puis un condo près du Carrefour de l’Estrie.

Léo est décédé le 3 octobre 2008, après une longue maladie.

Jeannine a beaucoup de bons souvenirs à raconter, surtout en relation avec ses voyages en Floride avec Léo. Elle vit toujours dans le condo de Sherbrooke.